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Confucianisme :
Définition :

Philosophie et système éthique fondé sur les enseignements de Confucius (孔夫子, 551–479 av. J.-C.), adaptés et institutionnalisés en Corée sous la dynastie Joseon (1392–1910). Bien plus qu’une doctrine, le confucianisme coréen (Joseon Yugyo) est devenu le socle idéologique de l’État, structurant la société, l’éducation et le pouvoir.
Principes clés :


Hiérarchie sociale :

5 relations fondamentales (오륜, Oryun) :

Souverain/sujet, père/fils, mari/femme, aîné/cadet, ami/ami.

En Corée : Emphase sur la piété filiale (효, Hyo) et le respect des aînés (ex : sunbae/hoobae dans les entreprises).

Éducation et mérite :

Le savoir comme voie d’ascension sociale (via les gwageo sous Joseon, le suneung aujourd’hui).

Citation : "Apprendre sans réfléchir est vain. Réfléchir sans apprendre est dangereux."
— Analectes (논어, Non-e), IV, 15.

Gouvernement par les lettrés :

Les fonctionnaires (yangban) devaient maîtriser les Quatre Livres (사서, Saseo) et les Cinq Classiques (오경, Ogyeong).
Héritage moderne : La valorisation des diplômes (ex : suneung, concours administratifs).

Spécificités coréennes :

Plus rigide que le confucianisme chinois :

Exclusion des femmes (vs. relative ouverture en Chine).
Culte des ancêtres (제사, Jesa) encore pratiqué aujourd’hui.

Institutionnalisation :

Sous Joseon, le confucianisme était la religion d’État (vs. bouddhisme sous Goryeo).
Exemple : Les gwageo (examens royaux) testaient la maîtrise des textes confucéens.

Héritage contemporain

Culture d’entreprise :

Hiérarchie stricte (hoesik, repas d’entreprise où l’aîné sert l’alcool).
Respect de l’autorité (ex : chaebols dirigés par des patriarches).

Éducation :

Pression scolaire (suneung) comme héritage de la valeur confucéenne du mérite.

Politique :

Légitimation par la compétence (ex : les dirigeants coréens sont souvent diplômés de SKY).

À comparer avec :

Confucianisme chinois : Moins rigide, plus ouvert aux femmes (ex : ban Zhao, érudite du Iᵉʳ siècle).
Japon : Confucianisme importé via la Corée, mais intégré différemment (ex : bushido).

Le confucianisme explique la structure hiérarchique coréenne, l’obsession des diplômes, et la persistance des élites familiales (des yangban aux chaebols). Une clé pour comprendre la société coréenne, du XVᵉ siècle à aujourd’hui.